Penso Et Scribo

jeudi 25 mars 2010

Premier édito

 

Bonjour à tous et à toutes. Laissez-moi vous parler un peu de ce blog et de moi. 

En ce qui me concerne, je m'appelle Aldric, 19 ans à l'heure où j'écris et je suis pigiste pour le journal régional Charente Libre. Bien que ce soit un formidable outil d'écriture, l'espace et les sujets y sont fondamentalement limités. C'est pour cette raison que je me suis décidé à créer ce blog. 

Je souhaite qu'il soit un véritable espace d'expression et de dialogue. Je vais donc m'efforcer d'y poster des comptes rendu d'événement que j'ai couvert ou auxquels j'ai assisté ; des réflexions personnelles aussi ou encore des "critiques" de films et de livres. Tous ça dans l'espérance de proposer un blog intéressant et de pouvoir dialoguer, échanger et surtout penser et écrire !

 

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Ensemble, nous allons vivre une très, très grande histoire d'amour...

L'avant-première de ce nouveau film de Pascal Thomas avait lieu mercredi 24 mars à Confolens (16). En l'absence du réalisateur, c'est l'acteur principal, Julien Doré, qui assurait la promo du film. Récit.

Il y a de ça une semaine, une de mes amies de classe, Elisabeth m'a appris que Julien Doré serait à Confolens pour l'avant-première du film dans lequel il joue. Elle devait s'y rendre pour son émission à la radio (Electron Choc, sur RCFAccord) et me proposa de l'accompagner. Nous nous sommes donc rendus au Capitol, le cinéma de Confolens, en compagnie de Benoît, lui aussi de la radio. Pour ma part je me présentais en tant que correspondant Charente Libre, même si le papier sur le film a été confié à un "vrai" journaliste. Bref.

Un film très étrange. Voilà indéniablement ce que l'on peut dire au sortir de cette séance. D'ailleurs il semble que la majorité des spectateurs présents à cette séance n'ait pas accroché, voire détester. Pas moi. J'ai beaucoup aimé. Un film résolument décalé qui tourne en dérision de nombreux clichés du cinéma et des histoires d'amour. Mais par moment on est touché par cette poésie un peu naïve, cette histoire pourtant cousue de fil blanc. Ce film n'a somme toute ni queue ni tête, et c'est à mon sens ce qui fait son charme. C'est comme lire La Cantatrice chauve de Ionesco : on passe un bon moment, pour peu que l'on puisse accepter de suivre sans comprendre. 

Et puis voilà la star : Julien Doré. Et là surprise! Est-ce le fait de se retrouver ainsi au centre d'un groupe restreint ? le fait de devoir présenter le film ? Difficile à dire mais en tout cas, rien à voir avec le Julien Doré des clips : pas très à l'aise, timide, voire franchement sur la défensive, l'acteur se montre tout de suite plus bavard quand on aborde la musique et plus détendu pendant la (courte) séance photo.

SL382375Julien Doré, sous les flash où qu'il aille?

Quoi qu'il en soit, un film à voir à un moment où à un autre, car c'est seulement de cette manière que vous pourrez vous faire une idée sur ce qui apparaît déjà comme un inclassable.

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lundi 5 avril 2010

Sick Sad World n°1

Même si elle est bien moins loufoque que tout ce que l'on a pu voir en titre de l'émission préférée de Daria et de Jane (voir, pour ceux qui ne connaissent pas, l'anime Daria), il me semble que ce qui suit est en tout point digne de figurer dans une rubrique titrée "Triste monde tragique".

Tout commence assez simplement aux Etats-Unis, en Géorgie, au mois de mars dernier. Au départ, c'est une victoire : celle de Derrick Martin, 18 ans, qui obtient de son lycée la permission de venir au bal de promo avec son petit ami (externe au lycée). Je parle de victoire pour deux raisons : d'abord parce que la première réponse du lycée fut de dire non et que une semaine après, il a fait marche arrière. Victoire aussi parce que, dans le même temps, le lycée agricole Itawamba a lui préféré annuler son bal de promo, plutôt que de permettre à Constance McMillen de venir avec sa petite amie (décision entre temps condamnée par la justice). Mais ce que je trouve particulièrement intéressant -et affligeant- dans cette affaire, c'est la réaction de l'entourage. Parents, camarades et même ses amis homos lui tournent le dos. Et je ne parle pas de ceux et celles qui parlent de monter un bal privé sans gay. Sans m'attarder sur ce que cet exemple à de pathétique, je voudrais ici souligner quelque chose qui me semble central dans la dénonciation de l'homophobie ambiante. Reprenons les choses sous un autre angle.

Après une réponse "de principe", l'Institution revient sur sa décision, ce que l'on ne peut que louer. Mais ce qui coince ce n'est pas l'institution, la loi ou quoi que ce soit d'autre. Ce sont les gens. Il me semble que ce n'est pas un constat aussi absurde qu'il n'y paraît. Qui avant tout impulse (ou du moins est sensé impulser) les lois ? Qui, par son comportement est la base et impose la ligne de conduite de toute la société, de toutes les sociétés? Vous, moi, eux. NOUS.

Je sais : on dirait des grands mots jetés sur un écran avec la facilités des choses que l'on dit parce qu'elles sonnent juste. Mais réfléchissez-y un instant : ai-je totalement tort ? Voilà ce à quoi je souhaitais arriver. 

Trop souvent on se réfugie derrière les institutions. Le mariage homo? L'adoption par des couples du même sexe? Les discriminations contre les LGBT, et plus largement toutes les discriminations ? On ne peut rien faire, ce sont aux autorités d'agir. Oui et non. Oui dans la mesure où seules des lois vraies et solides peuvent protéger. Mais non dans la mesure où, il me semble, c'est à nous de nous comporter de telle sorte que les choses doivent changer. Une précision toutefois : je n'ai pas la prétention faire que tout le monde soit favorable au mariage homo ou à l'adoption. Ce que je veux dire ici, c'est que le fait de ne pas être d'accord ne devrait être ni d'un côté ni de l'autre, une raison de rejet. Peut-être avez-vous fait, comme moi, l'expérience d'un avec une catholique croyante et pratiquante et un homo assumé. Eh bien croyez-moi : même aucun des deux n'a changé d'avis, il y a eut un vrai dialogue. Quel intérêt ? demanderons certains, puisque personne n'a changé d'avis. Cela a pour intérêt que tout deux aura pu exposer son point de vue avec des arguments intelligents et donc dans un respect mutuel, ne serait-ce que par le fait de reconnaître que ce que l'autre dit n'est pas irrecevable. On peut concevoir tout-à-fait que certains rejettent l'homosexualité en accord avec leur croyance. Il n'y a problème que si ce refus prend une forme systématique (je ne parle même pas de violente ou de radicale). "Compte tenu de ma foi, c'est quelque chose que je ne peut pas concevoir" m'a dit mon amie. Pas de problème puisque nous avons pu en parler intelligemment et que ce n'est pas pour autant qu'elle en appelle au bûcher chaque fois qu'elle me croise dans un couloir. 

Pour conclure un peu tout ça, je dirais que ce que montre l'exemple de Derrick, c'est que les autorités ne sont pas fondamentalement à mettre en cause. C'est le comportement global des individus qui conditionne avant tout la manière qu'auront les lois et les règles de répondre à ce genre de situation. Je ne demande pas à tous de planter un drapeau arc-en-ciel devant chez lui, je me contente de poser une question : nous ne sommes pas d'accord, mais nous est-il pour autant impossible de vivre ensemble ?

 

 

Sources : deux articles de Margaux Guignard pour Tetu.com, les 24 et 31 mars 2010.

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mardi 18 mai 2010

De la bonne intention

Mardi 17 mai : journée mondiale de lutte contre l'homophobie. En France, de nombreux médias en parlent. France Inter, Libération ou encore les grandes chaines de télévision. Et? Et quoi ? me direz-vous. Eh bien justement : et rien. Une bonne intention sans grand impact.

 

La journée mondiale de lutte contre l'homophobie : la bonne intention.

 Nul doute que tout part en effet d'une intention des plus louables. Ce n'est pas l'homo que je suis qui ira dire le contraire. Mais justement en tant qu'homo et  au lendemain de cette journée, je me retrouve avec la drôle impression qu'il aurait dû se passer quelque chose. En fait, à y regarder de près, on se rend vite compte qu'il en a été de cet événement comme de pas mal d'autres du même type : les rares à connaître l'existence de la journée  (parce que franchement là, je me demande vraiment combien étaient au courant) y pensent un peu ,les médias en parlent pour en parler et puis voilà... On fait mine de s'y intéresser une fois l'an et on a la conscience tranquille pour un an, c'est-à- dire jusqu'à la suivante.

Prenons un exemple tout à fait concret : le dossier publier par Libération. Il s'étale en pleine page, occupe pas mal de place, mais force est de constater que les témoignages qui le composent et les faits divers qu'il pointe n'ont pas grand chose d'original. On en voit tout autant chaque mois -dans la rubrique news de Têtu- si ce n'est tout les jours -pour peu que l'on soit abonné à la newsletter.

Il me semble que par comparaison le coming out de Ricky Martin ou le travail de Russell T. Davis ou encore l'intervention de Daniel Radcliff   font proportionnellement plus de bruit et ont sans doute plus d'effet. Alors que faire ? Arrêter ? Certes non. Mais il me semble que si déjà on prenait là peine de signaler cet événement AVANT qu'il n'ai lieu, si on organisait des dialogues dans les lycée et les facs à ce sujet, alors sans doute sortirait-on de ce qu'il faut bien appeler de l'hypocrisie bienveillante...

 

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Paprika

Ce n'est ni une sortie ciné, ni une sortie DVD. Juste une sorte d'hommage à mon film préféré.

 

Paprika, un film de Satoshi Kon.

La jaquette du DVD porte le résumé suivant : "Dans le futur, un nouveau traitement psychothérapeutique a été inventé. Grâce à une machine, le DC mini, il est possible de rentrer dans les rêves des patients, et de les enregistrer pour sonder leurs pensées et leur inconscient", mais à titre personnel, je présenterais le film autrement.

Dans un monde qui pourrait être le notre, une équipe de chercheurs ont mis au point le DC mini. Cette machine n'est rien de moins que la clef des rêve : elle permet aux psychothérapeutes d'entrer dans ceux de leurs patients et de les enregistrer. Mais que se passerait-il si quatre de ces DC mini venaient à être volés ? Et si le voleur avait pour objectif de protéger l'accès au monde des rêves quitte à tuer les chercheurs ? 

Ce film est très étrange. C'est d'ailleurs une chose que je vous conseillerais si vous souhaitez le regarder : accepter de ne pas comprendre. Mais avant tout ce film est beau. Dans ces dessins, dans son histoire, dans l'humanité profonde de ses personnages, dans les question qu'il pose sur le génie, les rêves, les Hommes... Paprika est d'autant plus beau que les dessins sont accompagnés d'une incroyable musique de Susumu Hirasawa, B.O. qui elle aussi contribue à construire ce rêve qu'est ce film. 

Un film à voir pour le connaître, à revoir pour le comprendre et à re revoir pour le plaisir!!

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samedi 17 juillet 2010

Sur un air de...

Sur un air de Tango,

Quand la Terre manque d'eau ; 

 


Sur un air de Paso Doble,

Para olvidar que soy pobre ;

 


Sur un air de Cha cha,

Pour oublier qu'ici bas

La folie est faite raison

L'homme est devenu poison

Et que son règne éphémère

Sonne la mort de la Terre 

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